En 2016, écrasez : Semaine nationale sans fumée 2016

En janvier, les résolutions du Nouvel An battent leur plein. Vous avez probablement entendu vos parents et amis jurer qu’ils vont cesser leurs mauvaises habitudes et commencer à vivre plus sainement. Ce n’est donc pas une coïncidence si la Semaine nationale sans fumée aura  lieu du 17 au 23 janvier 2016, dans l’espoir d’aider les gens à respecter leur résolution du Nouvel An.

Depuis 1977, cette campagne annuelle aide à sensibiliser les gens aux effets nocifs du tabagisme, afin d’empêcher les gens de commencer à fumer, d’aider les fumeurs à écraser et de favoriser les environnements sans fumée.

Faits rapides1

  • Le tabagisme est l’un des principaux facteurs de risque liés aux maladies chroniques : il est responsable de plus de 37 000 décès prématurés au Canada chaque année.
  • Le tabagisme est toujours responsable de plus de décès par année que la toxicomanie et l’alcoolisme, les accidents de la route, le SIDA, les meurtres et les suicides combinés.  Selon l’Organisation mondiale de la Santé, une personne meurt à toutes les huit secondes d’une maladie liée au tabagisme.  Il est évident que la cigarette exerce une forte emprise sur ceux qui en consomment.

Fumer au travail
Le tabagisme est en baisse, mais la plupart des employeurs canadiens comptent des fumeurs parmi leurs employés.  Selon le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail, toutes les provinces et tous les territoires canadiens ont une loi ou un règlement officiel qui interdit l’usage du tabac sur les lieux de travail. Il est totalement interdit de fumer dans les lieux de travail en Ontario, en Nouvelle-Écosse, au Québec, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick et en Colombie-Britannique. Dans certaines provinces, on permet l’aménagement d’une salle ventilée distincte. Comme les règlements ne sont pas les mêmes dans toutes les provinces, il importe de consulter les autorités locales.2

Les répercussions financières du tabagisme
Le tabagisme a une incidence sur les résultats nets des entreprises canadiennes et sur la productivité générale de l’économie du Canada. Un employé à temps plein qui fume chaque jour passera probablement beaucoup de temps non autorisé à prendre des pauses-cigarette, ce qui coûte à son employeur 3 842 $ par année. En outre, un fumeur quotidien ou un ancien fumeur quotidien qui a cessé de fumer dans les 10 dernières années prend, en moyenne, deux congés de maladie de plus qu’un employé qui n’a jamais fumé. Cette situation cause une perte de productivité annuelle supplémentaire équivalente à 414 $.

Le tabagisme peut aussi avoir un effet dévastateur sur les personnes et leur famille. Il est lié à de nombreux problèmes de santé chroniques et d’autres maladies qui peuvent causer une invalidité à court terme et un décès prématuré. Cela coûte à l’économie et aux entreprises canadiennes des milliards de dollars chaque année en pertes de productivité indirectes.

Au Canada, la majorité des personnes qui fument sont d’âge actif. Par conséquent, les lieux de travail constituent les environnements parfaits pour sensibiliser les fumeurs et leur offrir du soutien pour arrêter de fumer.  Les aides à la cessation du tabagisme offertes aux employés peuvent comprendre l’accès à des médicaments pour aider à cesser de fumer, un service d’assistance téléphonique, des ressources d’auto-thérapie, des services de counseling, du soutien par l’entremise des médiaux sociaux et des politiques anti-tabagisme au travail.

Stratégies pour mettre en œuvre les programmes anti-tabagisme
Certains employeurs qui souhaitent offrir du soutien anti-tabagisme ne savent tout simplement pas comment s’y prendre.  Bien qu’aucun programme d’aide aux employés ne puisse convenir à tous les employeurs, certaines stratégies clés sont gages de réussite :

  • Des politiques solides concernant un environnement de travail sans fumée
  • Des relations avec des organisations externes spécialisées en matière de programmes anti-tabagisme qui reposent sur des preuves, comme les services de santé publique, les pharmacies communautaires, ou les associations dans le domaine du cancer et des maladies pulmonaires.
  • Une stratégie de mieux-être intégrée qui assure l’harmonisation entre l’évaluation des risques, les programmes et les bienfaits.
  • Le soutien de la haute direction
  • Une communication régulière et ciblée sur les programmes de soutien offerts et la façon d’y accéder

Le rythme de diminution de la prévalence du tabagisme a graduellement ralenti, et les progrès futurs exigeront vraisemblablement plus d’efforts stratégiques et ciblés, notamment en aidant les fumeurs à cesser de fumer. Les employeurs, de concert avec les groupes de santé publique, les professionnels de la santé et les assureurs, peuvent aider les Canadiens qui souhaitent cesser de fumer à accéder aux services de soutien appropriés pour atteindre leur objectif.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec votre conseiller en avantages sociaux ou avec l’auteure de cet article, Carol Parsons, conseillère principale en avantages sociaux, au 1-866-912-6926.

Ressources

1 Centre de toxicomanie et de santé mentale du Canada
2 Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail